Un taxi est un véhicule destiné au transport de personnes avec chauffeur. Il prend en charge des passagers à la demande, sur réservation ou dans la rue selon la réglementation locale. Son activité est encadrée par des règles précises, notamment sur les tarifs, l’équipement du véhicule et l’autorisation d’exercer. La création d’une entreprise de taxi suppose d’obtenir au préalable une carte professionnelle ainsi qu’une licence de taxi.

Le chauffeur de taxi assure le transport de passagers sur de courtes ou longues distances, généralement à la demande. Il travaille souvent en milieu urbain ou périurbain et doit maîtriser la circulation locale, les axes principaux, les zones touristiques et les quartiers résidentiels.
Dans une grande ville comme Paris ou Barcelone, un chauffeur peut effectuer une dizaine à une vingtaine de courses par jour. Certaines sont très courtes, comme un trajet entre une gare et un hôtel. D’autres peuvent durer près d’une heure, par exemple vers un aéroport.
Le métier ne se limite pas à la conduite. Le chauffeur gère la relation avec les clients, manipule un terminal de paiement, entretient son véhicule et suit une réglementation stricte concernant les tarifs. Dans certaines situations, il devient aussi un guide improvisé pour les visiteurs découvrant la ville.
L’accès à la profession reste fortement réglementé dans la plupart des pays européens. En France, plusieurs conditions doivent être réunies pour exercer.
La première concerne le permis de conduire. Il doit être détenu depuis au moins trois ans. Une visite médicale valide l’aptitude à transporter des passagers. Le candidat doit également posséder un casier judiciaire compatible avec l’activité de transport public.
Une carte professionnelle délivrée par la préfecture constitue l’autorisation officielle pour conduire un taxi. Cette carte s’obtient après la réussite d’un examen spécifique organisé par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.
Certains chauffeurs deviennent salariés d’une entreprise de taxis. D’autres choisissent un statut indépendant et exploitent leur propre véhicule.
Avant de se présenter à l’examen, de nombreux candidats suivent une formation spécialisée. Elle peut durer quelques semaines à plusieurs mois selon l’organisme.
Cette préparation aborde plusieurs domaines : réglementation du transport de personnes, sécurité routière, gestion d’entreprise, relation avec la clientèle et connaissance du territoire. Dans certaines grandes villes, la topographie urbaine représente une part notable de la formation.
L’examen comprend généralement deux étapes. Une épreuve théorique évalue les connaissances réglementaires et la gestion d’activité. Une épreuve pratique vérifie les compétences de conduite et la capacité à réaliser une course complète, du chargement du client jusqu’au paiement.
Dans certaines métropoles historiques du taxi, la connaissance des rues fait presque partie du folklore professionnel. Londres en offre un exemple célèbre : les candidats doivent mémoriser des milliers de rues et de points d’intérêt pour obtenir leur licence.
L’exercice du métier nécessite la possession ou la location d’une licence de taxi, appelée aussi autorisation de stationnement. Cette licence permet au véhicule d’attendre des clients sur la voie publique ou sur des stations dédiées.
Le nombre de licences étant limité dans de nombreuses villes, leur valeur peut devenir très élevée. À Paris, certaines licences se sont vendues pendant des années à plus de 150 000 euros sur le marché secondaire. Cette rareté explique l’existence d’un système de location : un chauffeur peut louer une licence à un titulaire contre une redevance quotidienne ou mensuelle.
Le modèle économique du taxi repose souvent sur cette licence, le véhicule équipé (taximètre, lumineux, imprimante de reçus) et les charges d’exploitation comme le carburant ou l’assurance.
Les revenus d’un chauffeur de taxi varient fortement selon plusieurs facteurs : ville d’exercice, volume de courses, statut professionnel et amplitude de travail. Un salarié perçoit généralement un salaire fixe accompagné d’un pourcentage sur les recettes.
Un chauffeur indépendant dépend directement de son chiffre d’affaires. Dans une grande agglomération active, les recettes brutes mensuelles peuvent atteindre entre 4 000 et 7 000 euros. Après déduction des frais, carburant, entretien, location de licence ou remboursement d’achat — le revenu net se situe souvent entre 1 800 et 3 000 euros.
Les horaires influencent fortement la rentabilité. Les nuits, les week-ends et les périodes touristiques génèrent davantage de courses. Certains chauffeurs privilégient les gares et les aéroports, où la demande reste constante.